Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 16:08

Equipe de ……………………………

Etablissement :

Adresse :



Monsieur le Recteur de l’Académie de Versailles

Copie : Madame / Monsieur l’inspecteur de …………………..

S/C Madame / Monsieur le Principal / le Proviseur




Le lundi 29 mars 2010





Monsieur le Recteur,




Compte-tenu des nouvelles modalités de travail des stagiaires à partir de la rentrée prochaine, nous tenons à vous signaler dès à présent que personne, au sein de notre équipe, n’acceptera de participer d’une quelconque manière à ce dispositif. 

En effet, nous savons tous comme il est difficile de commencer dans ce métier et ce qui s’annonce ne permettra pas aux futurs stagiaires de débuter convenablement.

 

Cordialement,





Signatures :







 

 

 

 

Par essouriau91
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 16:02
Comme dans l'Académie de Créteil, refusons les stagiaires à temps plein:

Appel de la cité scolaire Olympe de Gouges :

Aucun stagiaire à temps complet dans l’Académie !


Les étudiants sont contre,

Les universitaires sont contre,

Quelques élèves seraient peut-être pour, oh la la, quels beaux chahuts en perspective,

La Fcpe est contre,

Le ministère est pour, mais c’est pour escamoter des milliers de postes d’enseignants,

Les chefs d’établissement sont contre,

L’opinion publique n’est encore ni pour ni contre, mais l’opinion publique ne déteste pas complètement les enfants,

Nous sommes contre,


Ce n’est certainement pas le moment de baisser les bras.

Nous pouvons gêner, si ce n’est bloquer, l’arrivée de stagiaires à temps plein dans l’Académie de Créteil, et par conséquent ailleurs ; nous pouvons peser pour qu'ils soient formés dans de bonnes conditions.

Car en ce moment même, le rectorat doit trouver plus de 1500 enseignants disposés à accompagner l’an prochain les hardis lauréats des concours d’enseignement. Et rien ne nous oblige à participer à ce dispositif de « formation » : autant dire que nous avons là un moyen de pression intéressant.

Et s’il n’y avait pas assez de tuteurs pour regarder faner les stagiaires ?

  • Et si cette réforme apparaissait comme techniquement inapplicable ?

  • Et si le ministère commençait à douter ?
    La semaine prochaine, signons et faisons signer une lettre-manifeste par les équipes enseignantes, matière par matière : zéro tuteur dans l’Académie de Créteil.

Le lundi 29 mars, envoyons ces prises de position au recteur et aux inspecteurs, façon déluge, par la voie hiérarchique et par la voie postale.

Et le 30 mars, peut-être : débrayages, occupation des locaux, réunions avec les parents d’élèves, marche vers le rectorat, grand loto EducNat… qu’on nous lise et qu’on nous entende !

Contact : olympe-de-gouges@googlegroups.com

Par essouriau91 - Publié dans : éducation
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 09:41
DE LA MATERNELLE À L’UNIVERSITÉ : TOUS CONCERNÉS !

TEST : CONNAISSEZ VOUS L'ECOLE DE VOS ENFANTS ?

1 - En France, les classes sont moins chargés que dans les autres pays Européens. VRAI - FAUX
2 - Les résultats de nos élèves sont en queue dans les classements internationaux. Il se sont même effondrés ces dernières années. VRAI   - FAUX
3 - Le coût de l'éducation a explosé ces dernières années. VRAI  - FAUX
4 -  Les postes supprimés dans l'éducation nationale ne touchent ni les lycées ni les enseignants devant élèves VRAI - FAUX
5 - Les suppressions de postes n'augmentent pas le nombre d'élèves par classe puisque le nombre d'élève diminue.  VRAI - FAUX
6 - La réussite des élèves n'est pas une question de moyens.  VRAI - FAUX
7 - L'enseignement est meilleure dans les écoles privées qui d'ailleurs refusent tous les ans des dizaines de milliers d'élèves  VRAI - FAUX


Si vous êtes convaincu que tous cela est VRAI, nous vous invitons à découvrir les chiffres nationaux (vérifiables) et la vérité du terrain, chez nous, dans dans nos écoles,  nos collèges, nos lycées, nos universités, aux Ulis, à Gif, à Orsay ...  et vous risquez d'avoir des surprises !


Réunion publique
La rentrée scolaire 2009 et les réformes de l'éducation et la recherche
jeudi 18 juin, Les Ulis
20h30, Maison Pour Tous de Courdimanche



Le collectif  « de la maternelle à l'université » d'Orsay-Bures-Les Ulis
Le collectif « Ensemble pour un service public d'éducation » de Gif sur Yvette
Par essouriau91 - Publié dans : éducation
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 19:49
Par essouriau91 - Publié dans : éducation
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 16:03
Interviewé sur I-Télé le mardi 26 mai, mon ministre Xavier Darcos a présenté son projet de "lutte contre l'introduction d'armes dans les établissements" :

-fouille "systématique" des sacs par les personnels, en l'occurrence les "chefs d'établissement et les CPE" (prière d'imaginer l'application de cette mesure au lycée de l'Essouriau, 1600 élèves, 3 CPE et une proviseure...)
-installation de portiques de détection métallique ("pas de façon systématique", a précisé mon ministre, alors que j'étais en train de me demander s'il valait mieux mettre le portique devant le bâtiment A, ou B, ou C, ou D, ou E, ou devant le gymnase)
-création d'une brigade mobile d'agents assermentés à la disposition des recteurs (prière d'imaginer l'intervention de cette brigade au lycée, par exemple dans le bâtiment B, ou dans les ateliers...).

Le journaliste (Laurent Bazin) laissant timidement supposer qu'il y avait peut-être, éventuellement, et le cas échéant, une contradiction entre le coût de ces mesures et la suppression des postes de professeurs, mon ministre a répondu qu'on "ne pouvait faire croire à personne que c'était la présence de quelques adultes en plus ou en moins dans un établissement" qui y changerait quelque chose.
A ce moment, j'ai crié à ma télé que la présence d'une assistance sociale et d'une deuxième infirmière dans un lycée de 1600 élèves aux Ulis, qui a déjà perdu 5 postes de professeurs l'année dernière, et qui en perdra 6 cette année, me paraissait un projet plus raisonnable. Mais, bizarrement, ni la télé ni mon ministre ne m'ont entendu.

Pour justifier ces idées, mon ministre a parlé de "toutes les armes", "tous les couteaux" qui rentraient dans les écoles, en prenant deux fois l'exemple du sac d'un élève de l'Académie de Limoges dans lequel on a trouvé sept couteaux. Par déformation professionnelle de prof de français, j'ai à peine le temps de relever les hyperboles et les anaphores dans le discours de mon ministre que son deuxième argument  me surprend puis m'assomme : "il y a des sondages" à paraître le lendemain "qui vont tout à fait dans le sens de mes propositions." Cet argument me surprend parce que je sais comment est réalisé un sondage : le client rédige lui-même le questionnaire qu'il confie à un institut de sondages, lequel engage des enquêteurs téléphoniques vacataires payés au nombre de questionnaires passés,  encadrés par un responsable lui-même vacataire qui surveille vaguement les quotas fixés par le client, avant de confier le résultat au chargé d'enquête (issu le plus souvent d'une école de commerce) chargé d'interpréter l'ensemble.  Donc, mon ministre se sent conforté par l'avis de 1047 adultes auxquels on a posé on ne sait quelles questions, auxquelles on leur a demandé de répondre parce que 20% d'entre eux habitaient à Paris, 18% dans des communes de moins de 5000 habitants, 33% parce qu'il étaient célibataires, 17% parce qu'ils avaient entre 50 et 55 ans, 7% parce qu'ils votaient au centre, et 100% parce qu'il avaient 20 mn de temps libre à passer au téléphone (bon, on peut regarder la télé en même temps). Cet argument m'assomme parce que le ton de satisfaction que mon ministre a eu en annonçant ces sondages favorables, lui qui a enseigné le français et contribué à un manuel sur les Lumières, me le fait apparaître un instant comme un être déraisonnable, tendant à la démagogie, vaguement vaniteux, bref, pour tout dire, un pénible.

Heureusement, mon ministre dit ensuite qu'il "met ces idées sur la table", et qu'il faudra et réfléchir. Je me demande vaguement ce que signifie "mettre des idées sur la table", lorsque je me souviens avoir déjà entendu mon président employer plusieurs fois l'expression, certainement plus pour la connotation virile qu'il lui suppose que par goût du mot juste. Mais je suis plus inquiet d'une méthode de gouvernement qui consiste à mettre "des idées sur la table" avant d'y réfléchir ; j'y vois au mieux un manque de travail, au pire une volonté de manipulation.

Xavier Darcos appelle systématiquement le corps professoral "mes professeurs". C'est donc mon ministre. Personnellement, j'ai un peu de mal à supporter cette forme déterminative de la possession. On pourrait l'interpréter comme une marque de gratitude, vaguement affective (comme on dit "mon chien", "ma poule", "ma carte de crédit"). Mais je préférerais qu'entre mon ministre et moi, il y ait plutôt une affinité de compétences.



Pour lire le résultat du sondage, qui, selon Le Parisien, prouve que mon ministre "ne s'est pas trompé, sur l'état d'esprit des Français", c'est ici : 64% des Français favorables à la fouille/Le Parisien.fr.

Pour lire deux articles de tous les goûts sur la brillante idée de mon ministre de l'Education, c'est par ici : Le Figaro.fr ou par ici : Le Monde.fr


Si vous êtes un peu fatigué et que vous avez du mal à imaginer ce que pourrait être l'intervention d'une brigade mobile dans votre classe, vous pouvez cliquer ici : témoignage d'un professeur, 18 novembre 2008.

Par essouriau91 - Publié dans : éducation
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